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La composition du personnel support fait apparaître « quelques situations étonnantes parmi les ministères ». Quatre ministres disposent d’une protection renforcée : l’Intérieur (24 personnes), les Affaires étrangères, la ministre des Armées (19 personnes) et la ministre de la Justice (12 personnes). Dans les autres ministères, la protection du ministre est assurée par deux agents.

Cuisine, hôtellerie, chauffeurs...

Le personnel dintendance (cuisine + hôtellerie) est « particulièrement fourni » au ministère des Armées (73 personnes, essentiellement des militaires), au ministère des Affaires étrangères (38 personnes), au ministère de l’Écologie (24 personnes), au ministère de l’Intérieur (19 personnes), à l’Éducation nationale (15 personnes) et dans les locaux du ministère des Finances à Bercy : 11 pour le ministre de l’Économie, 12 pour le ministre des Comptes publics, et 5 pour chacun des deux secrétaires d’État, soit au total 33 personnes.

Certains ministères disposent d’un « nombre important de chauffeurs » : 18 à la Justice et à la Santé, 16 à l’Agriculture, 12 au Travail et aux Affaires étrangères, 11 aux Sports, 30 à Bercy (pour 4 ministres) et 22 à l’Écologie (pour 3 ministres).

120 millions d'euros par an

Les effectifs de Matignon s’élèvent à 486 personnes. Le Premier ministre dispose d’une protection renforcée (une quarantaine de personnes) et d’un nombre important de personnel affecté à la sécurité des bâtiments, (136 personnes). Par contre le nombre de chauffeurs est modéré (14 au total) et en réduction (20 en 2012).

En 2018, le coût (en personnel) du gouvernement d’Edouard Philippe s’élève à 120 millions d’euros. Soit 3,2 millions par ministère. En 2017, ce coût était de 117 millions (27,2 pour le cabinet du Premier ministre et 89,7 millions pour les cabinets ministériels). D’une année sur l’autre, la progression atteint +2,6 %.

Des rémunérations « choquantes »

La rémunération moyenne d’un conseiller de cabinet s’élève à 9 266 € brut mensuels (elle est plus élevée quand il est membre du cabinet du Premier ministre 10 504,00 €). René Dosière constate une « progression modérée » de la rémunération moyenne (+1,4 % pour un cabinet ministériel et une baisse de 0,7 % pour un conseiller du Premier ministre), « plutôt satisfaisante au regard de l’explosion (+20,5 %) constatée l’an dernier ».

Toutefois, l’analyse ministère par ministère conduit à nuancer. « Dans douze ministères la rémunération des conseillers augmente à un rythme sans équivalent avec l’évolution salariale de la fonction publique, atteignant +26 % et même 49 %, ce qui est scandaleux au vu de la politique salariale dans la fonction publique, et alors même que les traitements de départ étaient déjà élevés », s’énerve le député.

La diminution qui apparaît dans six cabinets, et la stabilité (à haut niveau) dans onze cabinets « n’est pas de nature à occulter ces augmentations ».

 

« Côté rémunérations individuelles, conclut René Dosières, c’est le cabinet le plus dispendieux de la Vème République, au point que l’on peut estimer qu’un membre de cabinet sur trois perçoit une rémunération supérieure à celle de son ministre (9 940 € bruts). »

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